Un peu d'histoire



Une église millénaire

Une charte de Richard II, duc de Normandie et grand-père de Guillaume le Conquérant, datée de 1006, accorde à laparoisse de Saint-Michel d’Hennequeville une exemption qui l’exonère de l’autorité du diocèse de Lisieux.

C’est à la puissante abbaye de la Sainte Trinite de Fécamp, un important monastère bénédictin du XVII° siècle qui relève directement du Saint-Siège, qu’il incombe la charge de nommer le curé de la paroisse de Saint-Michel, ainsi que le chapelain de Notre-Dame-de-Pitié (cette chapelle, située rue Bonsecours, était la propriété de pécheursd’Hennequeville, la famille Croix).

Au début du XVIII° siècle, le curécumule les deux fonctions, en dépit de l’éloignement entre les deux bâtiments,séparés de près de trois kilomètres.

À partir de 1731, suite à diverses querelles de clocher, l’abbaye de Fécamp se charge de la nomination du curé de Saint-Michel et laisse à la famille Croix le choix de l’ecclésiastique responsable de la Chapelle.

 

Le rattachement à Trouville

Peu avant la révolution de 1848, les habitants de Trouville, qui avaient construit quelques chaumières aux alentoursde la chapelle Notre-Dame-de-Pitié, contribuent  ainsi à l’essor de ce petit hameau et à l’annexion d’Hennequeville par la commune de Trouville en 1847.

La fusion des deux communes, entérinée par la loi du 28 juin 1847, pose les jalons de ce que sera la future stationbalnéaire.

Aujourd’hui, l’église Saint Michel d’Hennequeville est un lieu de culte où se déroulent tous les mois des servicesreligieux, elle abrite également, pendant la saison, des concerts quiconnaissent un réeli succès.

L’intérêt de l’église réside aussidans son presbytère, lequel abrite une école de peinture et de dessin transférée du Musée Montebello.

Outre le roi d’Espagne Alphonse XIII, qui fréquentait régulièrement l’église, Hennequeville se flatte de résidents célèbres comme Aristide Briant, Gustave Eiffel, Mistinguett, Cécile Sorel, Réjane ou encore Lino Ventura.

 

(source : Patricia GUINOT)